• Pascal

Les limites du conseil


Le conseil peut tout aussi bien enfermer que libérer. Il peut ouvrir un espace comme le cloisonner, de par son caractère normatif.


Autrefois on allait chez son directeur de conscience, aujourd'hui on consulte un psy ou un coach. Et si les clients entament souvent un travail sur la base des conseils qu'ils aimeraient recevoir pour surmonter telle ou telle difficulté, le praticien demeurera quant à lui vigilant afin de ne pas tomber dans le panneau, celui qui le transformerait en conseilleur exclusif.

Car alors, chacun se prendrait au piège d'un système dans lequel le consultant sera tantôt la bonne mère nourricière qui distille ses conseils avisés du haut d'un piédestal aussitôt gravi que dégringolé, tantôt celui qui s'est trompé et a donné le mauvais conseil, entraînant son client à faire de mauvais choix... En psychanalyse kleinienne, on appelle ça un clivage ; le consultant devenant le bon ou le mauvais objet, selon les circonstances.


Alors, avec le niveau de complexité auquel l'entreprise est aujourd'hui confrontée, comment faire en sorte de rendre les acteurs capables de s'offrir leurs propres conseils ?


Une ébauche de réflexion sur ce qu'implique la posture de conseil au quotidien dans ce billet : https://www.pascal-aubrit.fr/les-limites-du-conseil/



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